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La classe de neige, d’Emmanuel Carrere

Mémo'art d'Adrien

J'ai lu ce court roman, la classe de neige, d'Emmanuel Carrère sans pouvoir m'arrêter. Il maintient une tension constante au fil des pages. Il est éprouvant et captivant à la fois.

L'ambivalence des sentiments m’a transporté.


Nicolas est un enfant timide et anxieux. Il est surprotégé par sa famille. Il part en classe de neige avec ses camarades et se retrouve confronté à la nécessité d'établir des relations avec eux.


Les fantasmes morbides du jeune garçon se mêlent à la survenue d'événements de plus en plus inquiétants comme la disparition d'un enfant qui effraie toute la classe.


Carrère nous fait éprouver les tressaillements de la conscience de Nicolas. Son angoisse et son imaginaire développés laissent une perception confuse du réel et de la fiction dans le récit !


Il nous emporte dans une atmosphère anxiogène. L'imagination fertile de Nicolas semble être ce que les silences sont aux adultes. Emmanuel Carrère suggère les situations sans clairement les révéler.


La tension est permanente et progressive jusqu'au dénouement. L'innocence de l'enfance face à la noirceur de l'exercice de l'existence est déchirante.


« La neige recouvrait tout. Il en tombait encore, des flocons que le vent faisait doucement tournoyer. C’était la première fois que Nicolas en voyait autant et, du fond de sa détresse, il ressentit de l’émerveillement ».

 
 
 

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